Jardins collectifs, kezako ?




Les jardins collectifs, familiaux, partagés, pédagogiques, il y en a pour tous les goûts !



Définition

Les JARDINS COLLECTIFS est un terme générique qui englobe les jardins familiaux, les jardins d’insertion et les jardins partagés:
  • On entend par jardins familiaux les terrains divisés en parcelles, affectées par les collectivités territoriales ou par les associations de jardins familiaux à des particuliers y pratiquant le jardinage pour leurs propres besoins et ceux de leur famille, à l’exclusion de tout usage commercial. [...]
  • On entend par jardins partagés les jardins créés ou animés collectivement, ayant pour objet de développer des liens sociaux de proximité par le biais d’activités socioculturelles et étant accessibles au public à l’exclusion de tout usage commercial. [...]
  • On entend par jardins d’insertion les jardins créés ou utilisés en vue de favoriser la réintégration des personnes en situation d’exclusion ou en difficulté sociale ou professionnelle. [...] »

*Nous nous appuyons sur la définition des jardins collectifs qui faisait partie de la proposition de loi adoptée par le Sénat et transmise à l’Assemblée Nationale le 14 octobre 2003. Votée à l’unanimité, cette proposition est restée jusqu’à présent en souffrance à l’Assemblée.


Législation

La principale loi relative aux jardins collectifs date du 10 novembre 1976 (loi n°76-1022) et concerne les jardins familiaux. Ces dispositions législatives se trouvent dans le Code Rural (Art. L. 561-1 et suivants).
Points principaux :
- Exclusion de tout usage commercial
- Obligation se constituer sous la forme d'association déclarée, conformément à la loi du 1er juillet 1901
- La SAFER et les collectivités peuvent exercer le droit de préemption en vue de l'acquisition de terrains destinés à la création ou à l'aménagement de jardins familiaux
- En cas d'expropriation ou de cession amiable, dans le cadre d'une opération déclarée d'utilité publique, de terrains exploités comme jardins familiaux, possibilité d’obtenir de l'expropriant qu'il mette à leur disposition des terrains équivalents en surface et en équipements, sans préjudice des indemnités dues pour les frais de réaménagement

et n'oublions pas tous les autres jardins !

Jardin pédagogique : prédominance des objectifs de sensibilisation, d’éducation et de formation.
Jardin des sens : parcours sensoriel, jardin de couleurs, jardin de senteurs, jardin musical.
Espaces fleuris en pied d’immeubles gérés par les habitants.
Jardin botanique : conservation de la biodiversité, collections, apprentissage de la détermination.
Jardin mixte : un peu de tout…

Un peu d’histoire…

D’un jardin ouvrier vers un jardin collectif…



Et dans le Gard ?

Hommage aux Jardins centenaires gardois


Les Jardins de la Royalette, Sommières, nés en 1925

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Les Jardins familliaux de la Prairie, Alès, nés en 1916

Nés en 1916, les jardins familiaux de la Prairie - appelés autrefois les jardins ouvriers - existent encore aujourd'hui. Une cinquantaine de parcelles allant de 80 à 300m2 se répartissent sur deux hectares de terres. "À l'époque, à Alès, les jardins permettaient d'éviter que les mineurs aillent au bistrot après leur journée de travail. Et ils pouvaient ainsi assurer la subsistance de leur famille", explique Béatrice. Réservés autrefois aux ouvriers, les jardins familiaux sont désormais ouverts à tous les foyers qui n'ont pas la possibilité d'avoir un potager chez eux. Extrait de l'article Objectif Gard du 28/09/2014
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Les Jardinots, Nîmes, nés en 1960

Le Jardin des Cheminots, créé en 1960 par la SNCF, était au départ réservé aux cheminots retraités. Depuis 2005, il est ouvert à tous. C'est un lieu chargé d'histoire, où les cheminots autrefois jardinaient pour compléter leurs revenus.
Aujourd'hui, ce jardin continue de vivre grâce à des passionnés de jardinage.
Entretien avec Jean-Pierre Januszewski
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