2) Pratiques agroécologiques favorables à la ressource en eau


2.1) Échelle locale



2.1.2) Mélange variétal


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Le mélange des variétés, notamment en grandes culture est aussi un levier intéressant. Il consiste à mélanger sur une même parcelle différentes variétés. Cela permet de jouer sur une complémentarité entre les caractéristiques de chaque variétés (rendement, qualité du grain, résistance à la sécheresse, etc.). Un tel mélange permet une certaine résilience de la production agricole, en termes de rendement comme de qualité. Cependant, cette résilience ne se limite pas aux aléas climatiques, elle concerne aussi les aléas liés aux maladies, aux ravageurs ou autre. Le projet Wheatamix (INRAE) qui a fait des essais de mélange variétaux, notamment en blé, montre que dans 70% des résultats, le mélange variétal a un impact positif sur la production. Cependant, des essais menés par Arvalis n’ont pas montré de différence de rendement significative sur variétés de blé tendre.

En ce qui concerne les prairies, l’entretien d’une diversité génétique des espèces prairiales encourage la production de biomasse et la stabilité de la production dans le temps.


Par ailleurs, des associations de cultures peuvent aussi contribuer à accroître la résistance des cultures à la sécheresse. En grandes cultures, l’association céréales-protéagineux a pour objectif principal d’augmenter le taux de protéine des blés meuniers ou des rations alimentaires (Solagro, fiche OSAE). Ces associations peuvent aussi s’avérer plus résistantes à la sécheresse et assurer une stabilité de rendement. Cependant, ce type d’association bénéficie de peu de références techniques et les débouchés sont limités. Une solution peut alors être d’investir dans une plateforme de tri.

Des associations de légumes peuvent naturellement aussi être envisagées. En plus des différents services écosystémiques pouvant être dégagés de ces associations (effet répulsifs ravageurs, effet attractif d’auxiliaires, mise à disposition des nutriments, etc.), ces dernières présentent l’avantage de couvrir davantage le sol et sur une plus longue durée, contribuant ainsi à limiter l’évaporation de l’eau du sol mais aussi à améliorer la structure de celui-ci et d’améliorer directement l’infiltration de l’eau et indirectement la capacité de rétention en eau du sol. Enfin, certaines cultures peuvent apporter de l’ombrage à d’autres (ex : blette), limitant ainsi l’évapotranspiration des strates inférieures.


Carré potager : optimiser les cultures sur un petit espace







Sources :
Agro-écologie et besoins en eau (OFB)